Junkai Chen

Dnsep 2015 – Mention

Les performances de Junkai Chen empruntent aux formes de l’opéra traditionnel chinois et aux codes de la musique expérimentale.

Cadré par un teatrino minimaliste, il chante et manipule sons et lumières au travers de capteurs disposés sur ses doigts. Cette gestualité aux allures martiales est la chorégraphie d’un chef d’orchestre qui règne sur ses machines.

Il associe ainsi la composition en temps réel des sons de la gamme pentaphonique à des dispositifs de lutherie électronique qui assurent l’ornementation propre au système musical chinois.

En toile de fond, une projection d’objets géométriques animés qui, s’ils contrastent avec l’ambiance musicale, sont en relation avec les gestes de l’artiste.

Fidèle à la tradition de l’opéra chinois codifié à l’extrême, Chen chante grimé, en référence aux hommes incarnant des personnages féminins lorsque les femmes étaient interdites de scène. Cependant, et puisque le système n’est pas beaucoup plus tolérant aujourd’hui, il interprète une œuvre du poète Hai Zi. Figure emblématique de la littérature contemporaine chinoise et de la contestation pacifiste, l’auteur invoque, deux mois avant les événements de la place Tien An Men de 1989, un paysage idéal dans un monde chaleureux.

Benjamin Laugier

En face de la mer, le printemps doux, les fleurs épanouies

L’histoire est un poème créée par Haizi, (1964–26 March 1989), Haizi a fréquenté l’université Pekin pendant il a 15 ans et était fasciné par la culture Tibetan et Qigong. Lors de son 25e anniversaire il s’est suicidé en se couchant sur les rails avec un sac. Le poème « Face à la mer, le printemps doux, les fleurs épanouies » parle des évènements de Tian’anmen en 1989 en Chine. Je voudrais créer une performance qui s’approche du bonheur et en même temps montre un contraste comme un désir et une désespoir de la situation.

J. C.

<em>En face de la mer, le printemps doux, les fleurs épanouies</em>, 2015 <br>12 verres, 12 électroaimants , lumière, capteur gyroscopique, quatrophonie <br>5'54